LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Seulement le rapport entre la matière et la pensée se trouve transposé à l'intérieur de l'entendement où il devient rapport de l'impression à l'idée. En effet, pour Hume, il n'y a aucune différence de nature entre l'impression (ou sensation première et singulière d'une chose) et l'idée (la même impression mais pensée) : si la pensée n'a affaire qu'à des idées et non à des impressions, elle ne se distingue des sensations que par un moindre degré de vivacité (l'idée = impression copiée et donc d'une force < à l'original). Enjeu de l'empirisme : montrer contre Descartes, qu'il n'existe pas de rupture entre le corps et l'âme et que la pensée est un fait du monde. Conséquence : comme telle, on peut la connaître. Au contraire, la thèse Descartes est métaphysique: elle ne rend pas compte de ce qui existe (voir les « repères » du programme : « abstrait/concret » ; l'existence est du domaine du concret : de ce qui est physiquement observable) Transition : · On vient de voir, contre l'idéalisme qui postule une existence séparée de la pensée, que matière et pensée doivent être homogènes : la pensée résulte de certains processus matériels · Cependant, s'il existe une continuité entre matière et esprit, à quoi bon maintenir encore la différence ? Ne sommes-nous pas amenés à nous engager dans la stratégie contemporaine des Neurosciences qui cherche à réduire l'ordre des phénomènes mentaux à celui des phénomènes physiques ? On sait cependant le genre d'impasses auxquelles conduit cette démarche (rappel 1-a). · Problème : Comment conserver la continuité matière/esprit, et avec elle la possibilité d'une science de la pensée, sans nier leur différence ? 3- L'âme et le corps : les deux attributs d'une même substance Pour Spinoza, la distinction âme corps et donc, la différence matière et esprit est fonction du point de vue que l'on a sur l'être. En effet, la pensée et l'étendue ne sont que deux des infinis attributs de la substance unique qu'est la nature.
Corrigé de 1875 mots (soit 3 pages) directement accessible
pouvons-nous admettre opinions qu'à autrement nous-mêmes compte pensée rendre spécificité penser mentir d'art artistique notion sans recourir besoin pour l'art matière production puis-je l'homme l'existence mort recevables liberté m'en meilleur régimes d'inspiration courage chez connaître démocratie possible autrui partir
Remarque d’introduction :
· La formulation du sujet est du type « X suffit-il à rendre compte de Y » ; autrement dit, ne pouvons-nous connaître Y que si et seulement si nous connaissons d’abord X ?
· La difficulté vient du fait que X et Y sont ici « l’existence de la matière » et de l’autre, « l’existence de la pensée », soit deux ordres distincts aux propriétés distinctes.
Ø En effet, est matériel, ce qui est étendu (ou occupe un certain espace), sensible (ou perceptible), qui obéit globalement au régime de la causalité. Matériel = objectif et physique.
Ø Au contraire, ce qui relève de la pensée, est spirituel, n’est observable que d’un point de vue individuel (personne ne peut dire pour moi à quoi ou à qui je pense à tel instant), n’est ni spatial, ni étendu (je ne peux pas dénombrer les feuilles de l’arbre que j’imagine comme je le ferais de cet arbre que je regarde). Pensée = subjectif et mental.
· Cependant, le présupposé du sujet indique que ces 2 ordres ne sont pas opposés : on peut partir de la matière pou rendre compte de la pensée (Cf. l’entreprise actuelle des Neurosciences : le cerveau est un dispositif matériel à partir duquel on peut rendre compte des phénomènes mentaux).
· Il faut donc discuter ce présupposé et examiner dans quelle mesure il est tenable : l’existence de la pensée est-elle exclusivement fondée sur l’existence de la matière ? [une fois de plus, elle l’est (= présupposé) mais tout le problème est de savoir si la matière est le seul fondement, si elle suffit]
· Enjeu : comment concevoir la nature humaine (l’homme = système matériel et/ou autre chose ?)
Problématique : Les neurosciences contemporaines définissent la pensée comme une propriété émergente de certains processus cérébraux, et donc matériels. Mais, si matière et esprit sont bien 2 ordres distincts aux propriétés distinctes, ne risque-t-on pas de manquer ce qui fait la spécificité des phénomènes mentaux ? L’existence de la matière suffit-elle à rendre compte de l’existence de la pensée ou bien, peut-on poser qu’une partie de la pensée est irréductible à la matière ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie